Jugez le pouvoir d’achat, mangez un hamburger
7S7Les économistes sont-ils d’ennuyeux théoriciens qui passent leur temps à surveiller les hautes et les bas des marchés boursiers ? Pas du tout : on peut également faire de l’économie dans un chaîne de restauration rapide. Notre liste des théories économiques les plus insensées commence chez McDonalds.
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Video : Faites des économies en faisant votre big Mac vous-même
(m24/mon argent) – La chaîne de restauration rapide américaine est un cas d’exemple du business appliqué à l’échelle internationale. Le Big Mac, produit-phare de McDonalds, est vendu dans pas moins de 120 pays. C’est par ailleurs un produit parfaitement uniforme qui contient les mêmes ingrédients partout dans le monde.
Ce constat a donné à un magazine économique très sérieux une idée pour le moins originale : elle a converti le prix local d’un Big Mac en dollar et l’a comparé au prix appliqué aux États-Unis (actuellement 3,41 dollars). Le pays où le hamburger coûte le plus est le pays le plus cher. Là où il est moins cher, on peut estimer que la vie est relativement bon marché. C’est ainsi qu'est né en 1997 l’indice Big Mac que le magazine calcule depuis cette année-là.
Les pays les plus et les moins chers
Dans la dernière édition, les cinq pays les plus chers (avec à chaque fois le prix local en dollar) étaient les suivants :
- Islande: 7,44 dollars
- Norvège: 6,63 dollars
- Suisse: 5,05 dollars
- Danemark: 4,84 dollars
- Suède: 4,59 dollars
Et voici les pays les moins chers:
- Chine: 1,41 dollar
- Hong-Kong: 1,54 dollar
- Malaisie: 1,57 dollar
- Venezuela: 1,58 dollar
- Egypte: 1,60 dollar
Cet indice est loin d’être parfait. Ainsi ne tient-il pas compte du prix souvent élevé de certains ingrédients. Cependant, la nuance est importante : le travail de The Economist est utilisé de part et d’autre pour calculer la valeur correcte d’une devise.
Le mot en R
Les journalistes de The Economist trouvent souvent des méthodes originales pour juger de la santé de l’économie. Ainsi ont-ils décidé au début des années '90 de déterminer à quelle fréquence le mot « récession » apparaissait dans les colonnes du New York Times et du Washington Post. Les résultats de cette observation sont compilés dans l'indice 'R-word'. Et il en ressort que la nervosité par rapport à un possible essoufflement de l’économie est souvent justifiée. Après une période où on a parlé souvent de récession suit généralement… une récession.
Depuis le début de cette année, ce satané indice fait à nouveau parler de lui. Bien que nous n'en soyons pas encore à un sommet comme celui de 2002, les journalistes, les décideurs et les commentateurs ont donc à nouveau le mot 'récession' en bouche.
Le match de l’économie
D’autres théories économiques insensées reposent à première vue sur le pur hasard. Le résultat du Superbowl, la finale de la saison américaine de football, prédirait le rythme de croissance économique. Le match se joue chaque année en janvier et met systématiquement en scène une seule équipe des deux grandes divisions. Si c’est un membre de l’American Football Conference (AFC) qui remporte le tournoi, l’économie US se porte mal cette année-là. Si au contraire c’est l’équipe de la National Football Conference (NFC) qui se distingue, l'année sera bonne. Et cela ne s'arrête pas là : plus la victoire est écrasante, plus la croissance est soutenue, et inversement. Cette année, ce sont les New York Giants, une équipe du NFC, qui a gagné, mais avec un écart de trois points.
Boîtes en carton
Ont également été observés par des économistes disposant de beaucoup de temps libre : le prix des boîtes en carton (plus elles sont chères, mieux l’économie se porte), le prix de la place de parking à New York (de bons chiffres de vente donnent lieu à une raréfaction des places de parking et donc à leur augmentation de prix) et même le chiffre par lequel se termine l’année. Rassurez-vous : la théorie veut que les bourses ne refluent jamais au cours des années se terminant en 8.
