5 conseils pour réduire votre facture d'hospitalisation
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Selon l'INAMI, trente hôpitaux sur les 119 que compte le pays, demandent des remboursements trop élevés (19 en Wallonie, 6 à Bruxelles et 5 en Flandre). A traitement égal, ils demandent systématiquement plus que les autres, affirme mardi le quotidien De Standaard, sur foi d'une note de l'Inami.
En fait, ces trente hôpitaux procèdent surtout à davantage d'examens (radiologie, scanning et examens en laboratoire) et d'opérations techniques. Il ne s'agit pas d'interventions très spécialisées ou rares, mais plutôt d'opérations effectuées à titre préventif.
Dans une enquête publiée en 2010 par la revue Les Spécialistes, 40% des 1.400 médecins-spécialistes belges répondants avaient déclaré effectuer des prestations qui n'étaient pas médicalement nécessaires. Selon eux, les hôpitaux les inciteraient à poser de tels actes dans l’unique but d’augmenter la rentabilité de l’établissement.
"En Belgique, les hôpitaux reçoivent des moyens en fonction de leur activité. Plus un hôpital obtient d’admissions, plus il réalise d'actes, et plus la part des moyens financiers de l’hôpital dans l’ensemble du budget augmente. Chaque hôpital est donc poussé à croître et à augmenter son nombre d’admissions", avait confirmé à l’époque Jean Hermesse, secrétaire général de la Mutualité Chrétienne, dans une interview pour RTL-TVI.
L’aubaine de la couverture illimitée
Ce genre de pratique a tendance à renforcer le caractère exponentiel des dépenses en soins de santé pour le Belge. Selon les derniers chiffres publiés par la Mutualité Socialiste (octobre 2011), le coût du séjour hospitalier pour le patient a progressé de 2% en 2010, "soit une croissance modérée qui correspond au trend de 1,9% de croissance annuelle moyenne observé entre 2004 et 2009". Le patient a payé en moyenne 451 euros, dont 277 euros de suppléments et 173 euros de tickets modérateurs.
A quoi sont dues ces augmentations permanentes? En fait, une partie des hôpitaux profite également de l’existence des assurances hospitalisation avec couverture illimitée pour facturer toujours plus de suppléments. Cette pratique contraint les assureurs et les mutualités à adapter annuellement leurs primes à la hausse.
Choix de la chambre, …
Cependant cette hausse cache des évolutions sensiblement divergentes en 2010 selon le type de chambre. En effet, depuis le 1er janvier 2010, il n’y a plus de suppléments de chambre pour celles à deux lits. Leur coût a donc sensiblement diminué (-15%). "Par contre, en chambre particulière, les frais à charge du patient ont augmenté de 3,5% par rapport à 2009, poussés par la forte progression des suppléments d’honoraires (+6% en 2010)", révèle le Baromètre 2010 des coûts hospitaliers de la Mutualité Socialiste.
"En 2010, une hospitalisation en chambre particulière (1.279 euros) est en moyenne 3 fois plus chère qu’une hospitalisation en chambre double (361 euros) et 5 fois supérieure au coût d’un séjour en chambre commune (241 euros)".
… de la région et de l’hôpital
Il vaut parfois mieux se faire hospitaliser dans un établissement wallon ou flamand. En effet, "pour un séjour dans un hôpital bruxellois, le patient paiera en moyenne 33% de plus qu’en Flandre et 31% plus qu’en Wallonie. Ces écarts sont essentiellement dûs aux importants suppléments d’honoraires et de chambre facturés en chambre particulière dans les hôpitaux bruxellois".
Cependant, au sein d’une même région, les coûts peuvent aussi sensiblement varier d’un hôpital à un autre. Par exemple, le coût d’un accouchement normal en chambre particulière varie de 398 euros pour l’hôpital le moins cher à 2.837 euros pour l’hôpital le plus cher.
5 astuces pour réduire votre facture
- Comparez les prix pratiqués dans les hôpitaux proches de vous. Mis à jour en octobre 2011, ce module de la Mutualité Socialiste vous propose de calculer le coût moyen d’une hospitalisation selon l’intervention et l’hôpital. La Mutualité Chrétienne dispose d’un outil permettant de comparer 4 hôpitaux à la fois.
- Soyez en ordre de cotisations avec votre mutuelle. Dans le cas contraire, vous devrez payer vous-même l’intégralité des frais (séjour + prestations annexes).
- Ne donnez pas trop vite votre consentement à la déclaration d’admission. Prenez le temps de la lire de long en large. "Certains documents évoquent des prestations innovantes qui risquent d'alourdir sérieusement la facture, surtout que ces prestations sont bien souvent non conventionnées", explique le secrétaire général des mutualités chrétiennes. "On a tendance à accepter à signer parce qu’on veut évidemment le meilleur d’un point de vue médical mais la plupart d’entre nous sommes incapables de jauger l’intérêt de telle ou telle méthode médicale."
- Par ailleurs, renseignez-vous sur la couverture offerte par votre assurance hospitalisation afin de prévenir d’éventuels frais supplémentaires non pris en charge. Par contre, si vous n’avez pas d’assurance hospitalisation, il est peut-être temps d’en souscrire une. Mais avant de la choisir, lisez " les 5 pièges de l’assurance hospitalisation ". Vous pouvez aussi changer d’assurance.
- Enfin, vérifiez toujours votre facture finale. Les erreurs sont monnaies courantes. Faites vous aider de votre mutualité afin d’analyser le degré d’exactitude des tarifs mentionnés.




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