vendredi  10 septembre 2010 06:13 nl

Copenhague: quels impacts pour le consommateur?

BUDGET

Loin des beaux discours, des grandes théories (merci à J.-J. Goldman pour le copyright), que pourraient changer, dans notre vie de tous les jours, les éventuelles décisions de Copenhague?

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(mon argent/l'écho) - Même en choisissant l’hypothèse la moins ambitieuse, celle d’un accord au rabais, Copenhague aura un impact sur cinq grands domaines chez nous.

Le transport

Il représente 20% des émissions de gaz à effet de serre. Les moyens de transport les moins polluants seront donc encouragés ou, plus vraisemblablement, l’utilisation des plus polluants sera découragée par des taxes. "Il y a des chances qu’on taxe l’usage de la voiture autrement. Une taxe au kilomètre, comme en Hollande, pourrait être évoquée. La fiscalité des voitures de société sera aussi probablement revue, pointe Michel Jeunet, président de Greenpeace Belgique et de la Coalition Climat. Et regardez! Pour aller à Copenhague, le billet de train est à 200 euros, l’avion à 25 euros. Il n’est pas normal qu’un avion, qui coûte énormément de CO2, soit 8 fois moins cher que le train..."

Les habitations

Les économies d’énergie dans les logements seront un cheval de bataille en Belgique, car notre parc immobilier est l’un des plus mal isolés. Il y a déjà aujourd’hui des mesures incitatives, mais on pourrait passer à des mesures contraignantes. En outre, on pourrait assister à une relocalisation de l’habitat. "Il va falloir mettre un stop à l’aménagement de zones péri-urbaines et reconcentrer l’habitat", souligne Christophe Schoune, secrétaire général d’Inter-Environnement Wallonie. Et ce afin de limiter les déplacements, notamment.

L’alimentation

Les prix des produits alimentaires vont augmenter. Ceci est lié, d’une part, à l’augmentation des prix de l’énergie: plus les produits viendront de loin, plus ils seront chers à cause des coûts de transport et des taxes y afférant. D’autre part, parce que le bétail est émetteur de CO2 et qu’on donne dans la déforestation pour le nourrir.

Ce qui implique aussi que les produits locaux devraient progressivement devenir moins chers que ceux venant du bout du monde, tels les pamplemousses de Floride ou les fraises du Chili.

La fiscalité

On en vient inexorablement à payer le carbone. L’éco-fiscalité est vouée à un bel avenir, qu’elle concerne le transport, les énergies, les produits qui polluent, les entreprises, les particuliers... "Il se pourrait que les produits importés de pays qui refusent de s’engager dans Copenhague soient taxés. L’Organisation mondiale du commerce (OMC) a récemment remis un avis stipulant que cette pratique ne serait pas contraire aux règles internationales du commerce", relève Nicolas Van Nuffel, du CNCD (Centre national de coopération au développement).

L’emploi

Avec le développement de technologies plus vertes, de nouveaux produits, comme les voitures électriques, de l’agriculture biologique (qui requiert plus de main-d’œuvre), de la consultance, etc., c’est un gisement d’emplois que renferme l’environnement. Dont de nouveaux métiers. Et donc de nouvelles formations qui entraîneront elles-mêmes une modification de l’éducation.

Bref, les changements vont affecter notre mode de vie dans son ensemble. Et si le sommet de Copenhague est fructueux, cela accélérera le processus. Sinon...

CB - 12:22 - 07/12/2009 Copyright © monargent.be

2 Reacties

  • Marc_Marc le 08 décembre 2009 à 11:20

    déforestation pour nourrir le bétail? je ne sais pas où habite l'auteur de cette mascarade mais s'il habite en Belgique et privilégie la production locale, il n'y a pas de déforestation pour nourrir le bétail ! maintenant si l'auteur mange je ne sais quel animal élevé dans les champs créé par une déforestation amazonienne ou autre, il faudrait p'tre qu'il se remette en question quand à ses choix avant de les présenter comme une conséquence normale pour le consommateur belge !

  • larchitecte le 07 décembre 2009 à 15:13

    monsieur Schoune a tout a fait raison,il faut arreter les constructions peri-urbaines qui impliquent l'usage de la voiture.Mais,depuis les années 1965 on parle de revitalisations des centres urbains,de faire du logement au dessus des commerces de centre-ville...d'améliorer les transports en commun ...plus de quarante ans...et qu'ont encouragé le pouvoir politique et même l'urbanisme ?: la chalandonnette (loi chalandon).On a crée des centres commerciaux extra urbains plus facile pour l'approvisionnement mais qui impose le recours systématique a la voiture.(ex les grands prés a Mons) Le mal est fait,et la population hors immigration vieillit,même si nous vivrons en maison de repos les maisons d'après 1960 seront encore occupées par la génération qui travaille et qui aura encore besoin de deux voitures/ménages.Le télé travail n'est pas pour demain.C'est le long terme qu'il faut exacerber

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