Fêter son divorce pour mieux rebondir?
BUDGETLa mode nous vient d’Outre-Atlantique: fêter son divorce et surtout, signifier ainsi qu’on prend un nouveau départ. Divorce assumé = nouvelle vie réussie? Un véritable business est en tout cas en train de se développer pour aider les (futurs) divorcés à repartir du bon pied.
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(mon argent) - Même si de nombreux Belges ont rompu les liens sacrés du mariage ces dernières années, les divorces tendent enfin à diminuer. Après une forte augmentation en 2008 (+17,6%), le nombre de divorces est reparti à la baisse durant l’année 2009 (-7,8%), selon les derniers chiffres publiés par la Direction générale Statistique et Information économique du SPF Economie. Parallèlement, le nombre de mariages a également diminué (-5,1%) alors qu’en 2008, les chiffres étaient assez stables.
Tout reconstruire
En Belgique, le divorce n’est désormais plus assimilé à une faute. Mais même lorsqu’on l'a délibérément décidé, cela reste toujours une rude épreuve. Un échec. Un pan de vie par terre. Dans bien des cas, tout ou presque est à reconstruire.
Des Etats-Unis où l’échec est beaucoup moins culpabilisé qu’en Europe, arrive la mode de la "divorces party". De plus en plus de néo-divorcés, des femmes surtout, choisissent de déterrer leur vie de jeune fille en sabrant le champagne et de célébrer l’événement. Ces festivités s’accompagnent d’une série de rites, du plus burlesque au plus sérieux: envoyer un faire-part et une invitation à une " divorce party ", brûler sa robe de mariée, enfermer son alliance dans un cercueil miniature, reprendre son nom de jeune fille.
En Grande-Bretagne, la chaîne de grands magasins Debenhams propose depuis peu aux personnes qui se séparent de déposer une liste de divorce. De quoi se faire offrir des cadeaux bien utiles pour se réinstaller dans un nouveau chez soi.
Sous leurs dehors plutôt folkloriques, ces célébrations sont en réalité conçues dans l’idée de symboliser un changement de cap, le passage à une nouvelle étape de sa vie dans un esprit positif et constructif.
"Divorce party"
La "divorce party" n’est donc pas complètement cynique. Elle marque une étape cruciale de la vie (au même titre qu’un mariage, une naissance, un décès), lors desquelles des décisions importantes doivent être prises. A l’occasion de ce nouveau départ, on remet vraiment les compteurs à zéro. Souvent sur tous les plans: personnel, professionnel et financier à la fois.
Suit une période de libération, d’introspection et de quête de ses envies/besoins. Reconfigurer et reconstruire complètement sa vie est une entreprise jalonnée de difficultés et d’imprévus, durant laquelle on a besoin d’assistance dans bien des domaines.
Cette nouvelle façon d’appréhender les choses a donné naissance à un véritable business du divorce qui aujourd’hui, s’affiche de façon décomplexée et répond certainement à des besoins.
Salons du divorce
Signe des temps, les salons du divorce organisés depuis peu, rencontrent un vif succès. Les stands des exposants offrent une panoplie de services. Il y a tant d’aspects à prendre en considération: conseils juridiques et patrimoniaux, informations générales, psychologie et formation, enfants, services financiers, immobilier et propriété, image de soi (relooking, coachs), agences et sites de rencontres, loisirs et voyages…
De nombreux sites internet donnent de précieux conseils et les contenus des différents onglets peuvent faire office de check-list, pour penser à tout, à temps. Ainsi, Divorcenet propose une réponse à 250 questions courantes et des onglets thématiques.
- Cohabiter: les différentes formes de cohabitation, le régime du mariage, la médiation de couple…
- Divorcer: la séparation, les différentes sortes de divorces, les mesures provisoires, le prononcé, les tribunaux compétents…
- Patrimoine: le partage, les pensions alimentaires, la fiscalité, les acquis sociaux, l’avenir des contrats, etc.
- Enfants: les aspects psychologiques, la garde, l’autorité parentale.






