Gare au "low cost" des compagnies traditionnelles
BUDGETLes billets "premier prix" ("economy", "light" et autres "basic") des compagnies aériennes traditionnelles s'assimilent de plus en plus souvent à des billets de compagnies low-cost. Vérifiez donc les prestations auxquelles vous aurez droit et les suppléments qui sont facturés!
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(mon argent/le figaro) - Si on vous dit "low cost", il y a fort à parier que vous penserez spontanément "compagnies aériennes". De fait, le secteur du transport aérien est le précurseur en matière: le low cost y a fait son apparition il y a une dizaine d’années déjà, et représente désormais 50% du marché en européen!
Le prix plancher... et la panoplie de suppléments
Le principe est le suivant: le client se contente de prestations limitées ou inexistantes pour bénéficier du prix le plus bas possible. Pour le reste, une panoplie de suppléments peut vous être facturée. Au point de faire carrément doubler ou tripler le montant final dans certains cas! Soyez vigilant, donc. Mais une chose est sûre, ce minimalisme répond manifestement aux attentes d’une catégorie plus large de clients.
Les réservations sur Internet prenant en outre de plus en plus d'ampleur, l'objectif des compagnies aériennes est d'afficher le prix TTC le plus bas pour attirer les clients et figurer en position avantageuse sur les sites comparateurs de prix… sans détailler immédiatement la liste de leurs services payants.
A quoi faut-il renoncer pour bénéficier de tarifs planchers? Les compagnies low-cost ont donné l’exemple. Vous payez désormais tout et n’importe quoi: le kit de nuit, les snacks et boissons, des taxes d’aéroport, les bagages en soute, l’enregistrement, le choix de la place à bord, les frais d’un nourrisson…
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Les compagnies traditionnelles adoptent la formule
Aujourd’hui, les compagnies traditionnelles, confrontées à des résultats financiers souvent catastrophiques et à une baisse sensible de leurs parts de marché, s’inspirent de la formule. Il s’agit en somme d’une variation sur un thème connu puisque les prestations varient depuis toujours selon qu’on voyage en First, en Business ou en Economique. Maintenant, on affine!
Les majors européennes, comme Air France, British Airways et Lufthansa n’ont encore rien annoncé de concret mais fourbissent leurs armes. Les experts dévoilent quelques pistes très sérieuses: coupe-file payant pour un enregistrement plus rapidement des bagages, faire payer le choix de la place ou les films visionnés à bord, ouvrir l’accès des salons business aux voyageurs de la classe éco moyennant finances, etc.
Le billet le meilleur marché vendu par une compagnie traditionnelle s’assimile déjà de plus en plus souvent à un billet sur un vol low cost, y compris sur certains vols longs courriers. La plupart d’entre elles ont en effet introduit subrepticement (ou s’apprêtent à le faire) des services payants et/ou une série de restrictions. Concrètement, pour les clients, cela signifie la fin (effective ou à brève échéance) du tout compris en classe "éco", "basic" et autres "light".
Quelques exemples
- A l’automne dernier, Air France avait dévoilé une nouvelle offre moyen courrier: des prix en baisse entre 15 et 35%... en échange de toute une série de prestations de services payantes: la possibilité de modifier son vol (50 euros), le deuxième bagage en soute (le premier gratuit jusqu’à 23 kg), une "option" sur un billet le temps de la réflexion (10 euros).
- Brussels Airlines, propose aux clients à la recherche de solution de voyages bon marché en Europe et aux besoins en services restreints (bagages limités, snack, boissons et autres services payants à bord) de voyager en classe "b.light economy".
- Iberia, qui a connu sa première perte en 13 ans en 2009, facture désormais les boissons ainsi que le deuxième bagage en soute (entre 50 et 60 euros !) aux voyageurs de la classe économique. Le poids maximum autorisé du bagage est en outre rabaissé à 23 kg (contre 30 auparavant)
- Sur son site, British Airways annonce fièrement: "Voyager en classe économique c’est bénéficier d’un service exceptionnel (sic) à prix abordable". Détails: "sur tous nos longs courriers, boissons et repas gracieusement offerts. Sur tout nos vols européens et britanniques: boissons et en-cas". Pour combien de temps encore?
- Le service "Preference" d’Air Canada offre la possibilité aux passagers de la classe économique de réserver un siège "dans les rangées avec cloison et issue de secours, offrant un écartement supérieur pour les jambes". Tarif : à partir de 14 dollars canadiens l'aller simple. Ce prix varie en fonction de la durée du vol, du tarif du billet et du statut du passager dans le cadre du programme de fidélisation.
- US Airways fait payer 7 euros aux passagers qui souhaitent un kit pour dormir (boules Quiès, couverture et coussin).
- Singapore Airlines réfléchit à facturer 70 euros aux voyageurs "no show", ces passagers détenteurs d’un billet et qui ne se présentent pas à l'embarquement. Cible principale: les hommes d’affaires.
Les miles gratuits dans le collimateur
Enfin, les "miles gratuits" des "frequent flyers" sont également sur la sellette. Les compagnies songent à taxer (en miles) la gestion des comptes restés inutilisés pendant plusieurs mois. Une manière de dégonfler les réserves de miles des clients et d'alléger les comptes d'exploitation des compagnies.
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