En pleine crise, les jeunes postulants exigent de plus en plus
DOSSIER: POSTULERDe très nombreux secteurs professionnels doivent faire face à des jeunes de plus en plus exigeant. Face à cette situation, le monde des affaires va devoir lourdement se restructurer dès l’automne prochain.
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Vidéo- Les employeurs ne devraient jamais aller aussi loin...
((mon argent/hln/ds) – Le 10 juillet dernier, Sinan Bolat, le gardien de but de 19 ans du KRC Genk, était en pleine négociation pour reconduire son contrat avec le club de football. Problème : il souhaite absolument une BMW5, une voiture que le club refuse de financer. Selon Het Laatste Nieuws, les deux parties devraient se revoir d’ici peu afin de trouver un accord.
14 mois de salaire
Des jours de vacances, 14 mois de salaire, une voiture de société, etc. Ces exigences se font surtout entendre dans le secteur ICT mais également dans d’autres domaines. Il s’agirait même d’une phénomène de génération. "C’est propre à la génération Y, c'est-à-dire, les jeunes nés après 1980", écrit Het Laatste Nieuws après un tour de table auprès de différents bureaux de recrutements.En matière de salaire, les jeunes ne sont pas très raisonnable. Ils demandent ce que les plus âgés osaient à peine imaginer au cours d’un entretien d’embauche. "Avant de se rendre à un entretien, ils se sont renseignés sur Internet pour connaître leur 'valeur' ", raconte Annick Lambert. "Et là où les plus vieux osaient demander à l’époque 'Que m’offrez-vous ?', les jeunes actuels disent directement 'Je veux 2.500 euros bruts. Je mérite que l’on me rémunère à ma juste valeur et mes amis gagnent exactement ce montant'.
Les jeunes trouvent qu’un bon salaire est une évidence et sont prêts à travailler d’arrache-pied pour le mériter … pour autant que le travail demandé respecte la balance travail-vie privée. En outre, les prochaines générations auront continuellement des exigences de plus en plus élevées.
Malaise économique ? Quel malaise ?
Combinée à la crise actuellement traversée par le monde des entreprises, cette tendance est bizarre. "L’automne promet un mauvais climat économique. Les licenciements et l’agitation sociale risquent de s’abattre sur le pays. Le gouvernement n’est actuellement pas en mesure d’aider l’économie et la concertation sociale" ont expliqué deux figures emblématiques du monde des entreprises : le président de l’organisation patronale Voka , Urbain Vandeurzen et Karel Van Eetvelt, président de l'Unizo (Union flamande des indépendants).Des assainissements
Les sociétés cotées en Bourse sont obligées de pratiquer des assainissements afin de répondre à la dégringolade de leurs actions. Notamment Barco qui s’apprete à licencier 130 employés, dans l’attente d’une deuxième vague de restructuration prévue en septembre. De plus, le baromètre conjoncturel mensuel de la Banque National a montré une détérioration de la confiance des entrepreneurs dans l’économie.Une confiance réduite
Delhaize et Carrefour ont dejà fait savoir que leurs chiffres d'affaires seraient mauvais ce qui indique une réduction des dépenses des consommateurs. Cela en dit long sur "l’affaiblissement persistant de l’environnement économique" exprimé par Delhaize.Le principal indicateur économique allemand (IFO) est également à son plus bas niveau depuis septembre 2001, indiquant une tendance globale et généralisée.






