Quels secteurs recrutent encore?
DOSSIER: POSTULERMême si les mauvaises nouvelles s'accumulent de jour en jour dans les différents secteurs de l'emploi, les entreprises continuent à recruter. Certes, dans une moindre mesure.
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(mon argent/llb) – S'ils suivent de près l'actualité, les demandeurs d'emploi risquent de perdre espoir. "Nous connaissons une situation sans précédent. C'est pire que ce que l'on pressentait. Nous vivons en permanence une expérience douloureuse, vu que chaque prévision est aussitôt balayée par une autre, plus sombre encore", a affirmé Rudi Thomaes, administrateur délégué de la Fédération des entreprises en Belgique, dans les colonnes de La Libre Belgique. D'ailleurs la Banque Nationale Belge prévoit la suppression d'environ 57.000 postes d'ici la fin de l'année. Mais Guy Quaden, son gouverneur, n'exclut pas pour autant pas la création d'emplois.
Elles recrutent avec parcimonie…
Marc Vandeleene, communication & Pr manager chez Manpower Belgium va dans le même sens : "Le nombre d'offres d'emploi est en diminution dans pratiquement tous les secteurs, mais les entreprises recrutent toujours certains profils. Notamment ceux qui étaient déjà en pénurie avant la crise. Mais peut-être avec plus de parcimonie. On cherche ainsi toujours des ouvriers qualifiés, des comptables, des personnes pour les call centers".
… dans des secteurs bien particuliers…
Rudi Thomaes a également énoncé différents secteurs à la recherche de travailleurs: les fournisseurs des services publics (et plus particulièrement le secteur spatial), le secteur des biens de consommation courante, le secteur des produits cosmétiques, certaines branches spécifiques de la chimie, le secteur de l'industrie technologique, les chaînes de restauration bon marché, les soins médicaux, les métiers de services ou encore les titres-services.
… dont l'environnement
D'autres experts du marché pointent notamment les secteurs de l'audit, de la consultance et du risk management. Il y aurait également une forte demande d'ingénieurs, d'informaticiens, de project managers et surtout de commerciaux. Car comme le souligne Philippe Meysman, directeur recrutement et sélection Belgique pour Hudson, "en période de crise, il faut ramener des commandes, des clients, des missions". En outre, les employeurs seraient également à la recherche de profils liés à l'environnement et au développement durable. Mon Argent vous en avait déjà fait part dans son article: "10 jobs pour travailler dans l'environnement".
Pénurie d'interprètes
L'Union européenne à 27 pays et 23 langues est confrontée à une imminente pénurie d'interprètes, des linguistes de haut vol. En effet, le monde entier se les arrache tandis qu'ils partent massivement à la retraite. Sans l'arrivée de jeunes recrues, les seuls services de la Commission perdront un tiers de leurs interprètes de langue anglaise d'ici 2015 et la moitié dans les dix ans.
Ainsi, environ 300 interprètes de langue anglaise - la plus écoutée dans les réunions internationales et servant de pivot pour traduire des langues plus rares - seront recherchés dans les dix ans par la Commission. Les interprètes de langue maternelle française, allemande, italienne et néerlandaises vont également cruellement manquer. Et Bruxelles a toujours eu un déficit de Roumains, de Lettons ou de Maltais.
Sachez-le: les salaires d'interprètes sont plutôt motivants et se situent à environ 5.000 euros nets pour un débutant, le double en fin de carrière, voire le triple pour le directeur général de la section interprétation.






