Votre budget résiste-il à la crise?
EPARGNERQuelles ont été les répercussions de la crise sur le quotidien des ménages européens? Apparemment, les belges s’en sortent mieux que la moyenne! Décryptage.
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(mon argent) Un sondage Eurobaromètre montre que les effets de la crise se font sentir et que la (perception de) la situation s’est aggravée. Les Belges semblent mieux s’en sortir que la moyenne et font preuve de davantage d’optimisme pour les mois à venir.
Question de perception
La crise et les appels à l’austérité lancés par les gouvernements ont influencé la perception de la pauvreté: les citoyens de l’Union européenne (UE) jugent que la pauvreté a augmenté dans leur région (60%) ou dans leur pays (75%) ces 12 derniers mois. "Une proportion significative d’Européens a aujourd’hui du mal à joindre les deux bouts", a constaté Laszlo Andor, le commissaire européen chargé de l’Emploi, des Affaires sociales et de l’Inclusion, en commentant les résultats du sondage. Lisez à ce propose: "La Belgique riche ... en pauvres"
Les dépenses du ménage, au quotidien
Pour le moment, le Belge s’en sort sans trop de problèmes: 57% disent n’avoir aucune difficulté à faire face aux dépenses du ménage et aux remboursements de crédit (contre 45,9% en moyenne dans l’UE), 32% rencontrent des difficultés passagères et 8% s’en sortent tout juste mais au prix d’une lutte constante.
Ces douze derniers mois, un Européen sur six déclare que son ménage a au moins une fois manqué d’argent pour régler les factures, acheter de la nourriture ou d’autres biens de première nécessité. En Belgique, seuls 10% ont avoué avoir des difficultés sur ce plan-là, 89% affirmant n’en avoir eu aucune! Lire par ailleurs: "votre pouvoir d'achat a-t-il baissé?"
Quelles difficultés de paiement?
Au moment de l’enquête, 20% des ménages européens avaient du mal à payer leurs factures et à rembourser leurs crédits. 15% faisaient état de difficultés permanentes, 3% de retards de paiement concernant quelques factures/remboursement, tandis que 2% avouaient avoir de réels problèmes financiers (nombreuses factures pas honorées).
Environ 30% des citoyens Européens disent avoir de plus en plus de mal à faire face à leurs dépenses de santé. Les Belges sont 13,6% à juger leur situation "un peu plus difficile" et quasi autant (13,2%) à l’estimer "beaucoup plus difficile" qu’avant. Mais la majorité (63%) déclare ne pas avoir constaté de changement. Lisez aussi: "le crédit 'gratuit', c'est fini!"
Réalisme à la belge
Les Belges voient leur avenir financier avec une certaine dose de réalisme et de confiance. 71,3% d’entre nous (52,2% des Européens) pensent que leur situation financière restera inchangée ces 12 prochains mois. Seuls 18,2% (contre 28,4%) redoutent qu’elle se détériore. Les vrais optimistes qui s’attendent à une amélioration (9,5%) sont en revanche moins nombreux qu’ailleurs (UE : 16,9%).
La toute grande majorité des Belges sont convaincus qu’ils resteront en mesure de payer leur loyer ou de rembourser leur prêt. La plupart seraient en mesure de faire face à une dépense imprévue de 1.000 euros. Le risque que cela pose un problème est majoritairement considéré comme "inexistant" 57,8% (UE : 35,8) ou faible 16,2% (UE : 17,3%).
L’emploi
Dans un contexte qui reste difficile et instable, 18% des Européens ne sont "pas très sûrs" ou "pas sûrs du tout" de conserver leur emploi au cours des douze prochains mois. Le Belge, qui figure parmi les plus optimistes, se déclare très confiant (47%) ou plutôt confiant (31,1%) de garder son job.
Et si près de la moitié des Européens jugent "assez peu probable", voire "complètement improbable", de retrouver un emploi en six mois en cas de licenciement, nos compatriotes, eux, doutent moins. Lorsqu’on leur demande de quantifier leur chance de retrouver un job (sur une échelle de 1 à 10), la majorité croit en sa chance: ils nombreux à se décerner un 10 (17%!), un 7 (14,4%), un 5 (12,7%) ou un 8 (11,2%). Lire par ailleurs: "Dix métiers pour la prochaine décennie"
La pension
Lorsqu’il est question de se projeter dans un avenir plus lointain, 73% des Européens s’attendent à une baisse des retraites, à devoir travailler plus longtemps ou à devoir économiser davantage. 20% craignent que leur pension ne leur permette pas de mener une vie décente. Les Belges sont plutôt moins inquiets que la moyenne, sans doute car ils sont bien conscients des enjeux et s’y préparent du mieux qu’ils peuvent. Lucides, ils sont notamment bien plus nombreux (36,5%, contre 25,9% dans l’ensemble de l’UE) à penser qu’ils devront (notamment) épargner davantage. Lire aussi: "laissez votre patron épargner pour votre pension"






