jeudi  02 septembre 2010 17:41 nl

L’hypothèque inversée, un suicide ?

HABITAT

Le secteur bancaire prépare une nouvelle formule de crédit : l’hypothèque inversée. Grâce à ce système, les seniors pourraient transformer la valeur de leur maison en liquidités, sans pour autant devoir la vendre immédiatement.

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est la somme de 8 + 4

(m24) – Pendant la législature précédente, le ministère de l’Économie et le secteur bancaire ont travaillé au lancement d’une nouvelle formule de crédit en Belgique : le crédit hypothécaire inversé. Le principe : vous recevez une somme d’argent correspond à une partie de la valeur de votre logement. Dans un premier temps, vous ne payez pas d’intérêts. La banque doit être remboursée dès l’instant de votre décès, ou de votre déménagement en maison de retraite.


Ce principe a été élaboré pour les personnes âgées, qui ont déjà terminé de payer leur logement, mais qui ont besoin d’argent pour pouvoir vivre. Ce système constitue une bonne affaire, principalement pour les personnes qui ont besoin de moyens financiers supplémentaires à cause de problèmes de santé, mais qui ne souhaitent pas encore vendre leur maison.


L’exemple de madame Marie
Pour alerter sur les dangers de l’hypothèque inversée, Test-Achats a imaginé l’exemple fictif de madame Marie. Âgée de 68 ans, elle est propriétaire d’un logement estimé à 220.000 euros. Via l’hypothèque inversée, elle recevrait un capitale unique de 88.000 euros. À 87 ans, Marie déménage en maison de retraite. Voici ce qu’elle doit payer à la banque : capital et intérêts, c’est-à-dire 88.000 euros + 290.000 euros = 378.000 euros.

Malheureusement, madame Marie ne peut pas rembourser ses dettes, et se voit obligée de revendre son domicile. Sa maison se vend à 380.000 euros. Elle n’obtient que 2.000 euros (380.000 euros - 378.000 euros). Les intérêts représentent donc trois fois le capital de départ.

 

Inconvénients et risques

L’association de consommateur Test-Achats qualifie l’initiative de louable, mais souligne les risques ainsi que les inconvénients de la formule. « Tout d’abord, ce système revient cher. Dans la pratique, le capital prêté correspond à moins de la moitié de la valeur de la maison, et le reste se décline en divers coûts pour la banque».


De plus, il est imaginable que la somme prêtée soit intégralement utilisée au moment de se rendre en maison de retraite. « Le fait de mettre en gage votre maison sur le compte de votre âge avancé peut devenir un véritable suicide financier », explique Test-Achats.


L’organisation demande que les conditions d’obtention soient plus strictes si jamais ce système devait être mis en place en Belgique.

SV - 16:12 - 21/04/2008 Copyright © monargent.be

3 Reacties

  • eulson le 25 février 2010 à 17:32

    @redoutable Mais si Madame Marie décède après 2 ans, l'hypothéque inversée est nettement plus intéressante (pour les héritiers évidemment). @grdlp Le couple de petits jeune risque de s'impatienter pendant 19 ans, sans compter les risques de dégradation de l'appart (les personnes agées ne font pas forcément des travaux), etc. L'exemple de Test-achats est quand même assez extrême : besoin de fonds dès 68 ans et ne déménage en maison de retraite qu'à 87 ans ! ce système semble pas mal même s'il ne faut évidemment pas ne abuser.

  • GRDLP le 27 mai 2008 à 22:12

    Bravo redoutable, vous êtes dans le vrai. J'ai une alternative à l'hypothéque inverséee mais elle ne doit pas plaire aux banques. Ainsi, Madame Marie vend sa maison 220.000 EUR. Elle achête un mignon appart tout neuf de 220.000 qu'elle paye comptant 110.000 EUR et trouve un couple sympathique de jeunes désargentés qui payerons via un prêt hypothécaire les 110.000 EUR restant. L'acte précise que les acheteurs sont nu-propriétaires et marie usufruitière. A son décès donc après ses 87 ans les jeunes deviendrons enfin pleins proprio pour 110.000 eur mais dont ils auront néanmoins, pendant 20 ans d'une part récupérés les avantages fiscaux (ils sont énormes ds le cas d'une nouvelle habitation) et d'autre part durant 8 ans bénéficiés de la réduction jeunes. Et si Marie se rend en maison de retraite elle est usufruitière. Les 2 parties sont gagnantes. Je n'ai pas fait un calcul précis mais le raisonnement se tient . PS: dommage qu'il y ait si peu d

  • LE REDOUTABLE le 24 mai 2008 à 00:56

    A première vue, une vente en viager semblerait plus avantageuse pour Mme Marie puisqu'elle pourrait rester chez elle en persevant une rente puis aller dans une maison de retraite en conservant tjs sa rente!!!

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